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Coming out à la suite de Heated Rivalry

Grâce à Heated Rivalry, un joueur de hockey fait son coming out

Dans un sport encore largement associé à la « virilité brute », au silence et aux vestiaires verrouillés, une histoire a fissuré la glace. Celle de Jesse Kortuem, joueur de hockey américain, qui vient publiquement de faire son coming out en citant directement une série de romance gay comme déclencheur. En toile de fond, Heated Rivalry, adaptation télévisée des romans Game Changers de Rachel Reid, devenue bien plus qu’un simple succès de romance sportive, mais désormais un véritable repère culturel pour des athlètes longtemps invisibilisés.

Heated Rivalry inspire un coming out public dans le hockey

Quand Jesse Kortuem publie son témoignage sur les réseaux sociaux, le message est clair. Pendant des années, il a tenté de faire cohabiter deux identités qu’il pensait incompatibles : celle d’un joueur de hockey évoluant dans des ligues amateurs américaines, et celle d’un homme gay profondément resté caché vis-à-vis de ses coéquipiers.

Dans ses mots, largement relayés par de nombreux médias à travers le monde, Heated Rivalry n’est pas une simple série regardée un soir. Il explique que cette fiction a « déclenché quelque chose ». Voir à l’écran une romance assumée entre deux joueurs professionnels, respectés pour leurs performances sportives autant que pour leur humanité, lui a permis d’envisager sa propre place dans ce sport. Pour la première fois, l’idée d’un joueur de hockey gay n’était plus une abstraction, mais un récit crédible, incarné, populaire.

Son coming out, qu’il décrit lui-même comme un coming out « sur la glace », a rapidement dépassé le cadre personnel. L’histoire a été reprise par de nombreux médias LGBTQ+ et généralistes, qui y ont vu le rappel brutal que la représentation culturelle peut avoir des conséquences bien réelles, loin des écrans.

Jesse Kortuem, un joueur amateur devenu symbole malgré lui

Jesse Kortuem n’est pas une star de la NHL. Originaire du Minnesota, il a évolué dans des ligues adultes et amateurs, loin des projecteurs du hockey professionnel. C’est précisément ce qui rend son témoignage si fort. Il parle d’un sport vécu de l’intérieur, au quotidien, dans des vestiaires où la norme reste hétérocentrée et où le silence est souvent perçu comme une condition de survie.

Il raconte la peur constante ayant retardé son coming out. La crainte de bouleverser l’équilibre du vestiaire. L’angoisse d’être réduit à une étiquette. La peur, surtout, de perdre ce lien presque sacré avec l’équipe. Pourtant, une fois le pas franchi, la réalité a été différente. Moins violente que prévu. Plus soutenante aussi. Un décalage qui dit beaucoup sur le poids de l’autocensure dans le sport.

Pourquoi Heated Rivalry résonne autant dans la culture hockey ?

Le phénomène Heated Rivalry

La force de Heated Rivalry tient à sa frontalité. Créée par Jacob Tierney et adaptée des romans Game Changers de Rachel Reid (bientôt traduit en français par Chatterley), la série suit la relation secrète entre Shane Hollander et Ilya Rozanov, deux rivaux sur la glace contraints de cacher leur histoire pour préserver leurs carrières.

La série ne contourne jamais les enjeux. Elle montre la peur de perdre des contrats, la pression des sponsors, la surveillance médiatique permanente, mais aussi la violence symbolique d’un milieu où l’homosexualité reste perçue comme un risque professionnel.

Là où beaucoup de récits queer sportifs restent édulcorés ou anecdotiques, Heated Rivalry semble placer l’amour, le désir et la vulnérabilité au cœur du jeu. Une romance populaire et désormais respectée par le grand public. D’ailleurs, c’est peut-être précisément cette légitimité qui a servi de catalyseur.

Un impact culturel salué bien au-delà de la romance

Des médias comme Out, Gay Times, The Advocate ou encore Stop Homophobie parlent désormais de Heated Rivalry comme d’une série qui « secoue » la culture hockey. Le coming out de Jesse Kortuem est souvent cité comme preuve tangible de cet impact. Non pas une simple prise de parole isolée, mais un effet domino enclenché par la visibilité.

Pour de nombreux commentateurs, la série ouvre une brèche. Elle montre que le hockey peut aussi accueillir des récits queer sans que cela n’annule la performance sportive, la rivalité ou la passion du jeu. Elle offre un imaginaire alternatif, dans lequel d’autres joueurs, actifs ou retraités, peuvent enfin se reconnaître.

Dans un paysage médiatique où la romance est encore trop souvent réduite à un genre « mineur », Heated Rivalry rappelle une chose essentielle. Les histoires que l’on raconte, surtout quand elles sont populaires, façonnent ce que l’on croit possible. Et, parfois, elles donnent simplement le courage de s’assumer, même sur la glace.

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