Avec Barbie Dreamscape, Alex Aster signe le tout premier roman young adult original centré sur Barbie. Un projet inédit, publié directement par Mattel Press, qui propulse l’icône pop dans un univers de fantasy, entre quête identitaire, destin contrarié et réinvention assumée de la marque.
Sortie de Barbie Dreamscape : un roman young adult annoncé pour juillet 2026 en VO
Mattel Press a confirmé la sortie de Barbie : Dreamscape pour le 28 juillet 2026, en Amérique du Nord. Le livre sera publié aux États-Unis et au Canada, en anglais, sans annonce de traduction à ce stade. Il s’agit d’un roman young adult de fantasy, pensé pour un lectorat adolescent et jeunes adultes (et non d’une novelisation ou d’un produit dérivé du film Barbie sorti en 2023, ndlr).
Le projet est présenté comme une première historique pour la licence. Jusqu’ici, Barbie existait surtout à travers des livres jeunesse ou des adaptations très cadrées. Avec Dreamscape, Mattel revendique un véritable roman original, porté par une autrice incontournable sur les réseaux littéraires.
Barbie : Dreamscape, une fantasy initiatique entre destin et libre arbitre

Dans ce roman, Barbie évolue à Heartland, un monde rose et utopique où chaque habitant a une place précise. Élève à la Swancrest Academy, elle attend comme tous les autres le moment où des entités mystérieuses attribuent à chacun son avenir, un destin officiel censé guider toute une vie.
Toutefois, le jour de la cérémonie, tout déraille. Barbie est déclarée sans destin. Une anomalie jamais observée dans l’histoire de Heartland. Ce verdict la fait basculer hors du système parfait qu’elle a toujours respecté.
Pour tenter de réparer cette erreur, Barbie se lance dans une quête à travers des terres magiques dangereuses, à la recherche des forces qui contrôlent les destinées. En chemin, elle découvre que le monde qu’elle croyait immuable repose sur des vérités beaucoup plus fragiles qu’il n’y paraît. Le roman explorera apparemment frontalement les thèmes du passage à l’âge adulte, du libre arbitre face aux injonctions et la necessité de casser les codes, un clin d’œil assumé à l’imaginaire Barbie.
Pourquoi Alex Aster est un choix stratégique pour l’univers Barbie ?
Le nom d’Alex Aster n’a rien d’anodin. Révélée par la saga Lightlark, écoulée à plusieurs millions d’exemplaires, l’autrice est aujourd’hui identifiée comme l’une des voix majeures du fantasy young adult et de la romantasy aux États-Unis.
En 2025, elle a aussi marqué un tournant avec sa première romance adulte, Summer in the City, déjà en cours d’adaptation cinéma chez New Line Cinema, tout en préparant Starside, attendu pour mars 2026. Son profil hybride, à la frontière entre young adult, romance et fantasy épique, correspond parfaitement à l’ambition de Mattel : moderniser Barbie sans la détacher de son ADN.
Alex Aster évoque par ailleurs un lien personnel fort avec Barbie, une figure qui a marqué son enfance. Un argument que Mattel met en avant pour justifier ce « match naturel » entre autrice et licence.
Un tournant éditorial pour la franchise Barbie ?
Avec Barbie Dreamscape, Mattel ne se contente pas d’exploiter une marque existante. La création de Mattel Press et ce lancement young adult s’inscrivent dans une stratégie plus large : développer un véritable écosystème littéraire autour de ses licences, en laissant aux auteurices une marge créative plus large que dans les projets dérivés classiques.
Le roman conserve les valeurs historiques de Barbie (empowerment, rêve, diversité), mais les transpose dans un imaginaire de royaumes, de magie et de quêtes, proche des codes actuels de la fantasy young adult. Une manière de parler à une génération de lecteurs qui a grandi avec Barbie, mais consomme aujourd’hui des récits plus sombres, plus introspectifs et plus complexes.

