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Toutes les infos sur Two Can Play Ali Hazelwood

Avec Two Can Play, Ali Hazelwood s’attaque à un terrain encore peu exploré dans sa bibliographie : celui du jeu vidéo et de la création numérique. D’abord pensée comme une novella audio, cette romance s’offre désormais une seconde vie en version papier et ebook. Un mouvement révélateur de l’évolution du marché, et de la capacité d’Ali Hazelwood à tester de nouveaux formats sans perdre ce qui fait sa signature.

Two Can Play d’Ali Hazelwood sort en version papier et ebook en février 2026

Jusqu’ici, Two Can Play n’existait qu’en version audio. Publié en 2024 sous forme de novella audio, le texte était accessible via Spotify, Audible ou encore certaines bibliothèques numériques. Le 10 février 2026, le roman court arrive enfin en version reliée et numérique en VO, avec une édition annoncée autour de 208 pages, chez Berkley, au sein du groupe Penguin Random House.

Ce passage de l’audio au papier n’est pas anodin. Il traduit à la fois l’enthousiasme des lecteurs pour cette histoire et l’intérêt croissant des éditeurs pour des formats hybrides, capables de circuler d’une plateforme à l’autre. Ali Hazelwood, déjà bien installée comme figure incontournable de la romance contemporaine, confirme ici sa capacité à fédérer au-delà du livre traditionnel.

Une romance rivals-to-lovers dans les coulisses du game design ?

Dans Two Can Play, Ali Hazelwood délaisse les laboratoires STEM pour plonger dans l’univers du game design (un univers qui n’est pas sans rappeler Falling Again de Morgane Moncomble, ndlr). Viola Bowen, développeuse passionnée, décroche ce qui pourrait être le projet de sa carrière : l’adaptation en jeu vidéo de sa série de romans préférée. Le rêve se fissure pourtant rapidement. Le projet est mené en co-développement avec un studio rival, dirigé par Jesse Andrews, figure bien connue (et peu appréciée) de Viola.

Depuis des années, leurs trajectoires se croisent dans une industrie minuscule, marquée par les malentendus et les rancœurs. Viola est persuadée que Jesse la méprise, un sentiment nourri par des souvenirs flous, des silences mal interprétés et un incident gênant sous le gui qui a durablement marqué leur relation. Lorsqu’ils se retrouvent contraints de travailler ensemble, la tension est immédiate. Cette intrigue n’est pas sans rappeler celle d’une autre livre de l’autrice, déjà traduit en français : Love on the brain.

La situation se complique encore lorsque les deux équipes sont envoyées en retraite hivernale dans un lodge de montagne, avec une règle claire : prouver qu’elles peuvent collaborer, sous peine de perdre le contrat. Le huis clos enneigé agit alors comme un catalyseur. Rivalité professionnelle, pression médiatique et proximité forcée font peu à peu basculer la dynamique entre Viola et Jesse, de l’hostilité à une attirance qu’ils ne peuvent plus ignorer.

Two Can Play : rivals-to-lovers, miscommunication et tension romantique assumée

Two Can Play en VO

Sans surprise, Two Can Play coche plusieurs cases chères aux lecteurs de romance contemporaine. Le rivals-to-lovers repose ici largement sur le manque de communication : pendant des années, Viola et Jesse se sont trompés sur les intentions de l’autre, transformant un crush maladroit en rancœur persistante. Comme à son habitude, AliHazelwood joue habilement avec cette frustration, qu’elle fait évoluer dans un cadre professionnel crédible et très exposé.

La romance s’inscrit aussi dans une workplace romance classique, mais transposée dans un secteur rarement mis en scène : celui du jeu vidéo, avec ses rivalités de studios, ses enjeux créatifs et sa visibilité publique. Le trope de la proximité forcée, renforcé par le décor hivernal et l’isolement du lodge, accentue la tension émotionnelle et romantique.

Côté personnages, l’autrice propose une variation intéressante. Jesse s’éloigne du modèle du héros ultra sûr de lui souvent associé à ses romans. Plus introverti, moins confiant, il apporte une dynamique différente, qui rééquilibre la relation et donne apparement plus d’espace à l’évolution émotionnelle du couple. Le spice, signature d’Ali Hazelwood, est bien présent, concentré sur quelques scènes clés, avec un accent mis sur le consentement explicite et la communication (même tardive).

À quand une sortie française de Two Can Play ?

La question se pose inévitablement. Pour l’instant, aucune annonce n’a été faite concernant une traduction française de Two Can Play. Le calendrier des sorties VF d’Ali Hazelwood est déjà bien chargé : Deep End et Mate sont attendus en français cette année, confirmant l’intérêt constant des éditeurs pour son catalogue.

Reste que le format novella demeure un frein sur le marché français, traditionnellement plus frileux face aux textes courts. Un précédent existe toutefois : Loathe to Love You, recueil de trois novellas STEM d’Ali Hazelwood, avait été publié chez Hauteville. Une sortie française de Two Can Play pourrait donc passer par une logique similaire, à condition que d’autres novellas viennent compléter un éventuel recueil.

En l’état, rien n’est confirmé. Toutefois, le succès continu de l’autrice, que ce soit auprès du public français ou ailleurs, et la multiplication de ses projets hors formats classiques pourraient bien finir par convaincre les éditeurs français de retenter l’expérience.

The Romance Times est un projet journalistique consacré à la romance sous toutes ses formes. Le compte décrypte l’actualité éditoriale, analyse les tendances du genre et met en lumière les livres, auteurices et phénomènes qui façonnent le paysage de la romance d'aujourd'hui.

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