Mystérieux, un brin provocateur, parfois même carrément insupportable… et pourtant irrésistible. Le bad boy au grand cœur est l’un des archétypes les plus populaires de la romance contemporaine, notamment dans les romances universitaires. Pourquoi cette figure séduit-elle toujours autant les lecteurs ? Retour sur un phénomène qui marque le secteur de la romance.
Le « bad boy » : un archétype qui traverse les époques ?

Qu’il soit biker dans une romance dark, élève turbulent dans une romance lycée, ou membre charismatique d’une fraternité universitaire, le bad boy a toujours eu une place centrale dans la littérature sentimentale. Ce qui change, c’est la manière dont les auteurs et les autrices nuancent désormais cet archétype : derrière l’apparence rebelle, on découvre des blessures, une loyauté farouche et une capacité à aimer profondément.
Dans la romance universitaire, ce contraste fonctionne particulièrement bien, car le cadre du campus favorise les rencontres entre des personnalités opposées : la fille « sage » qui attire celui qui ne croit plus à l’amour, ou l’étudiante réservée qui découvre le vrai visage du séducteur le plus redouté de la fac. Néanmoins, attention, au vu du nombre de romances s’étant emparé de ce schéma narratif, il est facile également de tomber dans le cliché.
Les codes du « bad boy au grand cœur » en romance
Plusieurs détails sont en réalité de véritables points communs entre les fameux bad boys des romances. Parmi ses similarités, on retrouve un charisme évident, mais aussi une vulnérabilité cachée, et d’autres qualités qui vont faire de lui un personnage particulièrement attachant.
1. Un charisme qui attire immédiatement
Le bad boy attire souvent par sa confiance en lui et son côté imprévisible. Ce sont des personnages qui sortent des sentiers battus, ce qui les rend fascinants dès leur première apparition.
2. Une vulnérabilité cachée
Sous l’attitude provocatrice, il y a souvent une histoire personnelle marquée par la douleur, le rejet ou la perte. Cette faille rend le personnage plus humain et permet au lecteur de s’attacher à lui.
3. Une loyauté sans faille envers ses proches
L’une des clés du bad boy au grand cœur, c’est qu’il protège férocement ceux qu’il aime. En romance universitaire, cela peut se traduire par une solidarité envers un groupe d’amis ou une fraternité, comme dans Loser’s Fraternity avec Isaïah Bloom.

Pourquoi ce trope séduit toujours autant les lecteurs ?
Comment expliquer que, malgré un grand nombre d’histoires qui l’utilisent, l’image du bad boy fonctionne toujours en romance ? Plusieurs points peuvent être soulevés pour comprendre la popularité de ce schéma narratif.
Le frisson du danger… mais en toute sécurité
Lire une romance avec un bad boy permet de vivre l’adrénaline d’une histoire intense, sans les risques de la réalité. Le personnage peut être rebelle et imprévisible, mais le lecteur sait qu’il finira par révéler son côté protecteur et tendre.
Une dynamique de transformation réciproque ?
Dans beaucoup d’histoires, la rencontre avec l’héroïne amène le bad boy à s’ouvrir, à se remettre en question, voire à changer. En retour, il pousse l’héroïne à dépasser ses peurs et à prendre confiance en elle.
Un potentiel narratif riche pour les romances ?
Les bad boys permettent aux auteurs et aux autrices de créer des arcs narratifs forts, mêlant romance, drame et rédemption. Ce sont souvent des personnages qui évoluent le plus au fil du récit, ce qui apporte une grande satisfaction au lecteur.

