La tournée de dédicaces organisée autour du prochain roman de Morgane Moncomble, La Révolte de la Reine, devait être un temps fort pour les lecteurs. Elle s’est finalement retrouvée au cœur de plusieurs polémiques sur les réseaux littéraires, mêlant incompréhensions, informations erronées et dénonciation de comportements problématiques envers certaines librairies partenaires.
La Révolte de la Reine : une tournée de dédicaces très attendue et très commentée
Annoncée dans la foulée du cover reveal, du title reveal et de l’ouverture des précommandes de La Révolte de la Reine, la tournée de dédicaces de Morgane Moncomble a immédiatement suscité une forte mobilisation du public.
Le calendrier est ambitieux. La tournée doit débuter le 4 mars à Paris et se clôturer le 7 juin à Lausanne, en Suisse, à l’occasion du festival BookLovers. Entre-temps, plusieurs villes françaises sont prévues comme Lille, Bordeaux, Nantes, Rouen, Vienne, Marseille, Paris, mais aussi des étapes à l’international, avec Bruxelles en Belgique et Rabat au Maroc, dans le cadre du Salon International de l’édition et du livre.
Une ampleur qui confirme la popularité de l’autrice, mais qui a aussi servi de catalyseur à de nombreuses tensions.
Conditions de dédicaces : entre habitudes du secteur et incompréhensions

Au cœur de la controverse, les conditions fixées pour accéder aux séances de dédicaces, organisées avec l’éditeur Hugo Roman.
Le principe annoncé était le suivant :
- la signature du nouveau roman La Révolte de la Reine était requise ;
- un second livre pouvait être signé, à condition qu’il s’agisse d’une édition poche.
Un fonctionnement loin d’être inédit dans le monde de l’édition, où ces règles visent souvent à soutenir la nouveauté et à gérer des flux importants de lecteurs. Pourtant, sur les réseaux, une partie du public a dénoncé ces conditions, les jugeant trop contraignantes, voire « scandaleuses ».
Des informations erronées relayées autour de la tournée de dédicaces ?
La polémique a pris une autre ampleur lorsque certaines informations inexactes ont commencé à circuler. Parmi elles, l’idée qu’il serait obligatoire d’acheter deux livres (la nouveauté et un poche, ndlr) pour accéder à la dédicace.
Une affirmation qui n’a jamais été confirmée par l’éditeur ou les librairies concernées, mais qui a néanmoins été largement relayée, contribuant à nourrir l’indignation et la confusion autour de l’événement. Pour beaucoup, la confusion semble s’être faite autour du critère indiquant qu’un second livre pouvait être signé, uniquement un poche. Certains ont alors déduit que l’achat d’un livre de poche était obligatoire en plus de l’achat de La Révolte de la Reine.
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La Révolte de la Reine : librairies prises pour cible et comportements dénoncés
Au-delà des débats sur les règles de dédicaces, un autre point a particulièrement inquiété : le témoignage de libraires confrontés à des comportements problématiques. La librairie Le Comptoir du Rêve a par exemple pris la parole publiquement pour dénoncer des messages agressifs, voire des insultes reçues en lien direct avec l’organisation de ces séances.
Une situation qui rappelle que les librairies, souvent en première ligne lors de ces événements, se retrouvent parfois prises entre les attentes très fortes du public et des décisions qui ne relèvent pas toujours d’elles. D’autant que les librairies indépendantes, généralement plus proche de leur clientèle, se retrouvent souvent à payer les conséquences pour tout le système, alors que les grands groupes eux semblent toujours plus inatteignables.
Une polémique révélatrice de tensions plus larges ?
Si la tournée de dédicaces de Morgane Moncomble concentre aujourd’hui l’attention, elle s’inscrit dans un contexte plus large de tensions récurrentes autour des événements littéraires populaires : jauges limitées, règles d’accès, frustrations des lecteurs et pression exercée sur les libraires. Des événements précédents, comme la tournée légendaire de DeSaxus ou le Festival New Romance avaient eux aussi apporté leur lot de tensions et de polémiques.
À cela s’ajoute un climat de surinterprétation et de réactions à chaud sur les réseaux, où chaque annonce peut rapidement devenir un sujet polémique, parfois au détriment des faits. D’autres débats commencent également à émerger autour de La Révolte de la Reine, notamment sur sa qualification de roman historique, mais ces questions devraient être abordées plus sereinement une fois le livre paru.


